L’Europe a le pouvoir de vous étouffer

L’Europe et les sanctions

Tout le monde a entendu parler des sanctions prises à l’encontre de la Fédération de Russie. Ces sanctions sont à la fois d’ordre économique et d’ordre politique, diplomatique et judiciaire.

Si on s’en tient à l’intervention de l’Europe (1), la plupart relèvent du Conseil européen, tandis que quelques unes sont du ressort du Conseil de l’Europe, qui n’a aucun pouvoir juridique pour adopter des sanctions politiques, économiques ou diplomatiques contraignantes envers des États ou des individus. Il peut faire deux choses: établir des sanctions institutionnelles internes (suspendre le droit de vote d’un État membre au sein de ses propres organes, ou exclure un État membre de l’organisation en cas de violation grave des droits de l’homme (ce qui s’est produit pour la Russie en mars 2022)), et émettre des condamnations politiques ou des recommandations, mais elles n’ont pas de portée exécutoire ou coercitive.

Quelle est la différence entre ces deux Conseils ?

Le Conseil de l’Europe (46 membres, basé à Strasbourg) est une organisation pan-européenne complètement distincte et indépendante de l’Union européenne (27 membres). Il inclut la quasi-totalité des états du continent européen (dont la Suisse, le Royaume-Uni, la Turquie, l’Ukraine (2)). Il possède son propre drapeau, sa propre convention (la CEDH) et ses propres institutions, dont la Cour européenne des droits de l’homme. Ses objectifs principaux sont la protection des Droits de l’Homme, la promotion de la Démocratie et de l’État de droit, l’harmonisation juridique et culturelle.

Le Conseil européen est une institution de l’Union européenne (27 membres), qui décide de l’orientation politique de l’UE. Ses objectifs principaux sont l’intégration économique et monétaire, le marché unique et la libre circulation, la cohésion politique, sociale et la sécurité commune.

Les sanctions dont cet article va parler sont celles qui frappent des individus au niveau économique, et sont aussi qualifiées de mesures restrictives (3). L’idée de recourir à des mesures restrictives ciblées (sanctions individuelles visant des personnes physiques ou morales, comme l’interdiction de séjour ou le gel d’avoirs) est apparue dans les instances européennes au début des années 1990, avant d’être progressivement ancrée dans le droit et les pratiques des sommets européens. L’acte fondateur permettant à l’Union européenne d’adopter des sanctions individuelles est le traité de Maastricht, signé en 1992 et entré en vigueur le 1ᵉʳ novembre 1993. Il crée la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et il dote les institutions européennes de bases juridiques.

Les premières sanctions nominatives contre des individus datent de 1994. Mais c’est en 2004 que le Conseil de l’Union européenne formalise sa politique par un document fondamental intitulé « Principes de base concernant le recours à des mesures restrictives (sanctions) » (4) : les mesures restrictives européennes doivent cibler prioritairement les personnes physiques et morales responsables plutôt que les populations civiles.

Petit rappel du droit européen

Selon le droit européen (principe de libre circulation et souveraineté des États membres), un citoyen possédant la nationalité d’un pays de l’UE ne peut pas se voir interdire l’entrée dans l’Union européenne.

Pour les personnes vivant ou résidant dans l’UE et inscrites sur la liste des sanctions de l’UE, les États membres sont tenus de ne pas lui délivrer de nouveau visa et de ne pas prolonger ou de révoquer son titre de séjour. Si la personne se trouve déjà sur le territoire de l’UE au moment de son inscription, l’État membre dans lequel elle réside peut refuser de l’expulser s’il s’agit de ses propres ressortissants, mais appliquera immédiatement un gel strict de tous ses comptes bancaires et biens immobiliers. Elle ne peut recevoir que le minimum légal nécessaire à sa subsistance (frais de nourriture, logement, santé) sous autorisation spéciale des autorités financières nationales (ex. la DG Trésor en France). C’est le cas de Jacques Baud, citoyen suisse résidant en Belgique.

Le cas de Jacques Baud, ou comment des idées de démocratie peuvent déraper dangereusement.

Qui est Jacques Baud : les faits?

Jacques Baud est un colonel de l’armée suisse à la retraite depuis 2020. Il possède une licence en économétrie et est diplômé en politique de sécurité de l’Institut de hautes études internationales.

Il a une carrière bien remplie, notamment dans le Service de renseignement stratégique suisse, ou comme expert auprès de l’ONU, ou encore comme chef du service Politique et doctrine auprès du Bureau des affaires militaires du Département des opérations de maintien de la paix à New York.

Jacques Baud a été régulièrement invité par les médias traditionnels suisses, en tout cas jusqu’à 2020, avant de donner de nombreuses conférences ou interviews diffusées sur les réseaux sociaux et l’internet.

Il publie de nombreux ouvrages d’analyse, en relation avec le terrorisme, les « Fake News », la situation en Ukraine ou avec l’Iran, etc.

Mon questionnement sur sa situation

Je n’ai commencé à le suivre que lorsqu’il m’a semblé qu’on nous racontait beaucoup de bobards sur la guerre en Ukraine. Depuis lors, je suis régulièrement l’une ou l’autre de ses interviews, qui ne passent, évidemment, que sur les réseaux alternatifs. Il dérange beaucoup ce qu’on appelle « la doxa ». Il est taxé de complotisme, ou d’être pro-russe, ou même pro-Poutine. Mais c’est évidemment facile d’attaquer le messager quand il n’est pas possible d’attaquer ses arguments. J’avoue ne pas avoir envie de passer du temps à contrôler tout ce qu’il dit, d’autant que je n’en ai pas les moyens, je ne travaille pas dans un bureau de renseignement. Néanmoins, ses analyses m’ont toujours paru équilibrées, se basant sur des médias anglophones ou ukrainiens, jamais sur des médias russes.

Mais le problème n’est pas là. Le problème réside dans le fait qu’apparemment, la liberté d’analyse et d’expression n’existe plus en Europe. Quand on dérange, quel que soit le sujet, on est invisibilité, décrié, accusé de complotisme, etc. Rien que ça, c’est déjà violent. Demandez aux médecins « complotistes » « anti-vax » COVID. Mais le cas de Jacques Baud va encore bien plus loin.

Il vit à Bruxelles, depuis un certain temps.

Le 15/12/2025, le Conseil européen a décidé de l’inscrire sur la liste des personnes devant subir des « mesures restrictives eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie ».

Le style des motifs de l’inscription me font penser à un mauvais film d’espionnage, ou même à des caricatures d’accusation SS. Mais ça n’engage que moi.

Voici l’extrait du bulletin du Conseil européen relatif à cette décision (5).

On pourrait ne faire qu’en rire, tellement c’est grotesque.

Néanmoins, cette décision, purement administrative, sans passage par une cour de justice, donc sans la possibilité de se défendre, implique que l’ensemble de ses comptes bancaires, biens immobiliers, véhicules et revenus situés dans l’UE sont immédiatement congelés. Il lui est également interdit de recevoir tout transfert d’argent ou fonds en provenance d’une personne ou d’une entreprise européenne. De plus, il ne peut plus sortir de Belgique.

Il vit comment alors ? Paiement de sa nourriture, de ses charges, etc ? On vous répondra que, pour éviter qu’il ne se retrouve dans une situation de détresse absolue, ce qui enfreindrait le droit international et les droits fondamentaux (comme le droit à la vie ou à la dignité humanitaire), le droit européen prévoit un système strict d’exemptions à des fins humanitaires. Ouf, il est sauvé.

De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que ce régime de dérogation pour les besoins fondamentaux ?

Chaque règlement d’application de sanctions de l’UE intègre une clause d’exception légale. L’individu doit faire une demande formelle auprès de l’autorité nationale compétente du pays où il se trouve (par exemple, la Direction générale du Trésor en France ou le SFP Finances en Belgique). Une fois la dérogation accordée, l’autorité autorise la banque à débloquer au compte-gouttes les sommes strictement nécessaires pour couvrir la nourriture et l’habillement, le logement, la santé, les honoraires juridiques raisonnables. Hourra !

Sauf que c’est « Une fois la dérogation accordée » !!! Jacques Baud est sous mesures restrictives depuis le 15/12/2025, et, ce 8/09/2026, n’a toujours pas reçu cette dérogation !!! Heureusement qu’il a un réseau d’amis important.

L’UE a les moyens d’étouffer en silence, sous couvert de dérogations (bidons), tous les individus qui ont l’outrecuidance de ne pas être avalisés par la bien-pensance.

Mais ceci n’est que mon ressenti. Complotiste évidemment !

Cet article est disponible en version pdf téléchargeable en cliquant ici.

NOTES

(1) De fait, ces sanctions relèvent d’une coopération internationale entre le Conseil européen, le G7 et ses alliés, et le secteur privé.

(2) La Fédération de Russie en a été exclue en 2022 dès le début de son opération militaire en Ukraine.

(3) https://eur-lex.europa.eu/FR/legal-content/glossary/restrictive-measures-sanctions.html

(4) Conseil de l’Union européenne, Principes de base concernant le recours aux mesures restrictives (sanctions), Bruxelles, 14 juillet 2004, doc. 10198/1/04 REV 1. (https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-10198-2004-REV-1/fr/pdf)

(5) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32025D2572&qid=1788881107462

Le modèle Janus, ou la faillite du monde scientifique académique ?

Question n° 1 : De nos jours, comment un travail scientifique est-il validé ?

Il est soumis aux pairs pour validation. Lorsqu’un chercheur, ou un groupe de chercheurs, a terminé un travail de recherche, celui-ci est soumis au comité éditorial d’un journal spécialisé dans le domaine. Ce comité choisit au moins deux experts reconnus dans le domaine et leur soumet le travail. Ceux-ci ont pour tâche d’analyser le travail de manière critique, et doivent alors remettre leurs conclusions sur la qualité du travail, de manière anonyme et dans un délai fixé. Leurs remarques peuvent aboutir soit à une demande de modifications mineures ou majeures, soit à un rejet. Dans ce dernier cas, les auteurs peuvent soumettre leur travail ailleurs, après modifications.

Question n° 2 : Un article publié, donc accepté par des pairs des auteurs, est-il considéré comme inébranlable ?

Non, car d’autres chercheurs peuvent publier une critique des résultats, également sous forme d’article soumis au rapport des pairs. Si la critique est jugée fondée par les pairs choisis par le comité éditorial, on aura ce qu’on appelle un débat d’idées. Et lors de conférences ou de congrès, des discussions ont lieu, parfois très vives lorsque chaque groupe maintient ses positions, mais elles ont lieu.

Préalable théorique

La cosmologie moderne s’est développée sur la base de la théorie de la Relativité Générale élaborée par Albert Einstein entre 1907 et 1915. C’est une théorie selon laquelle la gravitation n’est pas une force invisible qui attire les objets, mais une déformation de la trame de l’espace-temps provoquée par la présence de matière et d’énergie. Il s’agit donc d’une vision radicalement différente de celle de Newton pour qui la gravitation est une force.

C’est une théorie à une seule « métrique » (qu’on pourrait qualifier de théorie « unimétrique », mais ce terme n’existe pas pour désigner une théorie cosmologique) parce qu’elle utilise un seul et unique objet géométrique (traduit mathématiquement par le tenseur (1) appelé la métrique gμν ) pour remplir simultanément deux rôles fondamentaux en physique : mesurer les distances et le temps (liés à la géométrie de l’espace-temps), et décrire le champ gravitationnel (l’interaction entre la matière et la géométrie). Il y a donc un seul espace-temps dont les propriétés géométriques sont définies.

Il existe d’autres théories de la gravitation où plusieurs espaces-temps existent et interagissent.

Dans les théories bimétriques (ou bigravité), la gravité interagit via deux structures géométriques différentes (par exemple pour introduire un graviton massif ou un secteur de matière parallèle). Dans les théories multimétriques, plusieurs métriques sont couplées entre elles.

Pourquoi introduire plusieurs métriques ?

Ces théories cherchent principalement à résoudre les grandes énigmes du modèle cosmologique standard unimétrique, adopté par la communauté scientifique et désigné sous le sigle ΛCDM. Il y en a trois.

  • L’énergie noire et l’accélération de l’expansion : l’interaction entre les deux métriques engendre naturellement un effet répulsif à grande échelle, expliquant l’accélération de l’expansion de l’Univers sans avoir besoin d’injecter une « énergie noire » de manière ad hoc.
  • La matière noire : selon les modèles, la seconde métrique peut décrire un secteur de matière parallèle ou modifier la loi gravitationnelle à grande distance, offrant une explication alternative à la masse manquante dans les galaxies.
  • Le graviton massif : dans la relativité générale, le graviton (la particule hypothétique véhiculant la gravité) n’a pas de masse. En introduisant deux métriques dynamiques (théories issues des travaux de C. de Rham, G. Gabadadze, A. Tolley (2), et de F.Hassan et R.Rosen (3)), la gravité est portée à la fois par un graviton sans masse et un graviton massif. Donner une masse au graviton (ce qu’on appelle la gravité massive ou la bigravité) répond à deux objectifs majeurs : expliquer l’accélération de l’expansion de l’Univers sans constante cosmologique et tester les limites fondamentales de la Relativité Générale.

Bien qu’attrayantes sur le plan conceptuel, les théories bimétriques font face à deux limites importantes. Premièrement, de nombreux modèles cosmologiques bimétriques souffrent d’instabilités au niveau des perturbations primordiales ou de problèmes lors du calcul de l’évolution des structures de l’Univers. Deuxièmement, les mesures précises du fond diffus cosmologique (CMB) (4), des ondes gravitationnelles (détectées par LIGO/Virgo) (5) et des lentilles gravitationnelles imposent des limites très strictes sur la masse du graviton et les déviations par rapport à la relativité générale.

Bref historique des théories cosmologiques bimétriques

Les premières formulations des théories de la gravité bimétrique — qui servent de socle aux modèles cosmologiques bimétriques — remontent à 1940, lorsque le physicien américano-israélien Nathan Rosen (collaborateur d’Albert Einstein) propose d’ajouter une seconde métrique, plate (euclidienne), à la métrique courbe de la relativité générale. Son objectif initial était d’éliminer les singularités géométriques de la relativité générale et de mieux intégrer les notions d’inertie (6).

Sur le plan spécifiquement cosmologique, le physicien soviétique Andreï Sakharov introduit en 1967 l’idée d’un « univers jumeau » (ou feuillet miroir). Ce travail pose la première véritable vision d’une cosmologie bimétrique décrivant deux secteurs de matière ou d’espace-temps en interaction (7).

Durant les décennies 1970 et 1980, Nathan Rosen affine ses équations, tandis que d’autres physiciens cherchent à appliquer ces concepts à l’énergie noire, à la matière noire ou aux gravitons massifs.

La cosmologie bimétrique moderne prend sa forme mathématique la plus rigoureuse et cohérente grâce aux travaux de Fawad Hassan et Rachel Rosen en 2011-20128, résolvant les instabilités mathématiques (les « fantômes de Boulware-Deser ») qui affectaient les modèles précédents. Le fantôme de Boulware-Deser est un état physique instable qui apparaît mathématiquement dans la plupart des théories de gravité modifiée, lorsqu’on cherche à donner une masse au graviton ou à ajouter une seconde métrique, provoquant l’effondrement ou l’explosion spontanée de l’Univers.

Les modèles bimétriques aujourd’hui « acceptés » ou étudiés par la communauté scientifique (principalement la Bigravité massive de Hassan-Rosen / dRGT) sont des théories effectives des champs (EFT – Effective Field Theory) : elles intègrent les principes de la théorie quantique des champs jusqu’à une certaine échelle d’énergie, mais échouent à très haute énergie.

Le modèle cosmologique bimétrique qui est le sujet de cette publication est le modèle Janus développé par le physicien français Jean-Pierre Petit avec la collaboration de Gilles d’Agostini, Nathalie Debergh, et d’autres chercheurs. Il se distingue des modèles susmentionnés notamment par le fait qu’il ne relève pas du cadre des Théories Effectives des Champs (EFT). Il emprunte une démarche méthodologique fondamentalement différente : c’est une théorie purement classique de la gravitation. Il ne quantifie pas le champ gravitationnel (il n’y a pas de gravitons), n’utilise pas de lagrangien quantique, et ne formule pas les interactions sous forme de diagrammes de Feynman ou de théorie des perturbations. Il s’inscrit dans la continuité de la Relativité générale d’Einstein en modifiant uniquement ses équations différentielles de champ à l’échelle macroscopique.

Le modèle Janus de Jean-Pierre Petit 

Jean-Pierre Petit est un ingénieur, physicien et vulgarisateur scientifique français ayant fait carrière au CNRS et ayant travaillé à l’Observatoire de Marseille. Ses recherches ont porté d’abord sur la magnétohydrodynamique (MHD, mariage de la mécanique des fluides et de l’électromagnétisme), puis sur l’astrophysique théorique.

Depuis 1975, il a développé, publications à l’appui, un modèle cosmologique bimétrique original, nommé « modèle Janus », décrivant la structure de l’Univers comme étant composée de deux secteurs interagissant par gravitation, l’un contenant de la matière de masse positive (notre Univers observable) et l’autre contenant de la matière de masse négative (non directement observable). Cette proposition bimétrique est basée sur une idée du physicien nucléaire Andreï Sakharov, émise en 1967 (9).

Le problème des masses négatives : l’effet « runaway » du modèle standard, unimétrique, de la Relativité générale (modèle dit ΛCDM).

En Relativité Générale standard, si l’on introduit des masses négatives m- aux côtés de masses positives m+, la loi d’interaction stipule que la masse positive m+ attire la masse négative m-, et la masse négative m- repousse la masse positive m+. Il en résulte un couple où la masse négative « chasse » la masse positive tout en étant constamment attirée par elle. Le couple s’accélère à l’infini sans violation théorique de la conservation de la quantité de mouvement globale, ce qui constitue un paradoxe physique inacceptable (l’effet runaway). L’article fondateur dans lequel Hermann Bondi formalise le concept de masse négative et démontre l’effet runaway en Relativité générale date de 1957 (10).

La chronologie du développement du modèle Janus

Les premiers modèles cosmologiques à deux univers couplés énantiomorphes, présentés par Jean-Pierre Petit en 1994 et 1995 (11), conservent l’unicité de la métrique (un seul tenseur g, donc modèle unimétrique) mais introduisent un couplage entre l’évaluation du champ en un point et son image énantiomorphe à l’antipode. C’est ce couplage qui fait disparaître l’effet « runaway », décrit par le modèle standard ΛCDM, lorsqu’on considère des masses positives et négatives.

Il est à noter que les modèles bimétriques reconnus comme valides par la communauté scientifique ne considèrent pas l’existence de masses négatives à cause de l’effet « runaway ».

La version contemporaine du modèle Janus est un modèle bimétrique. Elle repose sur deux métriques distinctes, g+μν pour la matière de masse/énergie positive, et g-μν pour la matière de masse/énergie négative. Les premiers articles datent de 2014 (12).

À la requête de Jean-Pierre Petit, le physicien théoricien Thibault Damour analyse les articles de 2014 et publie une note, en janvier 2019, pour signaler des erreurs (13). Peu après, Jean-Pierre Petit soumet un article tenant compte de ces remarques (14). Il adresse de nouveau un courrier à Thibault Damour qui analysera l’article et répondra en 2022, toujours dans une note sur son site personnel de l’IHES15, spécifiant que le modèle continue de présenter des incohérences mathématiques et physiques. Selon J.-P. Petit, T. Damour persiste à critiquer la version de 2014 en ignorant la version Lagrangienne corrigée de 2019, ce qu’il qualifie de malhonnêteté intellectuelle. De plus, Thibault Damour s’est contenté de publier deux réfutations sur sa page personnelle de l’IHES ou via des lettres, mais dans aucun article scientifique auquel Jean-Pierre Petit aurait pu répondre.

Depuis lors, Jean-Pierre Petit, avec d’autres chercheurs, a publié trois articles et une note sur le sujet (16).

Que s’est-il passé dans la communauté scientifique ?

Au vu de ses publications, on pourrait dire que Jean-Pierre Petit arrive à travailler « normalement » pour faire connaître son modèle. En effet, il publie.

Cependant, il s’avère que, depuis les années 2000, il subit un verrouillage de la voie académique. Il a beaucoup de mal à publier, la grande majorité des soumissions de ses papiers sur Janus aux revues internationales (comme Physical Review D ou Monthly Notices of the Royal Astronomical Society) ont été rejetées au stade du peer-review (évaluation par les pairs), ou écartées d’emblée par les comités de lecture.

Face à ces refus répétés qu’il qualifie de « blocage dogmatique », il a choisi d’exposer son modèle directement au grand public sur YouTube et son site web, tout en ne publiant que très sporadiquement dans quelques revues à faible facteur d’impact ou des revues alternatives (comme Progress of Theoretical and Experimental Physics en 2019), à l’exception des deux articles publiés en 2024 dans des revues prestigieuses.

Le sentiment de fermeture des portes académiques remonte ainsi à près de 30 ans (entre 1995 et 1998), époque où le modèle des Univers jumeaux est définitivement sorti du circuit d’évaluation mainstream pour devenir une théorie marginalisée par l’institution scientifique.

Il réclame publiquement un débat scientifique direct sur son modèle cosmologique depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Cette démarche a eu lieu en plusieurs étapes :

  • Période 1988–1995 : après la publication de ses premiers articles en cosmologie dans des revues à comité de lecture (comme Modern Physics Letters A ou Astrophysics and Space Science), il tente de présenter ses travaux au sein des séminaires d’astrophysique et de cosmologie français. Il se heurte rapidement au refus ou à l’absence de réponse des responsables de laboratoires et des instances scientifiques.
  • Période 2000–2010 : la rupture s’accentue. N’obtenant pas de tribune dans les institutions académiques (CNRS, CEA, Observatoires), il commence à utiliser Internet et les médias pour interpeller directement les cosmologistes et théoriciens français (notamment Thibault Damour ou Alain Riazuelo) afin d’organiser un débat contradictoire public.
  • Depuis 2015-2017 : avec la médiatisation sur YouTube et les réseaux sociaux, il intensifie ses demandes de débat direct, et lance des appels répétés, soutenus par des pétitions d’abonnés et de sympathisants. Mais sa demande reste lettre morte.

Ce dialogue de sourds est nourri par une marginalisation sociologique forte, où le rejet de la version 2014 occulte souvent les révisions bivariationnelles ultérieures. Cette marginalisation contraste avec la persistance du modèle à paraître dans des revues à comité de lecture de rang A.

La réponse de la majorité des astrophysiciens à sa demande d’ouverture des portes académiques à un débat serein a été que le « débat » en science ne se fait pas sur un plateau de télévision ou lors de conférences grand public, mais par le biais du processus d’évaluation par les pairs (peer-review) et la vérification des équations dans la littérature spécialisée. Mais comment faire lorsque ces portes sont verrouillées ? Car depuis la réponse informelle de Thibault Damour dans sa note de 2022, aucune autre discussion n’a pu avoir lieu entre Jean-Pierre Petit et les représentants académiques reconnus du domaine. En effet, à chaque fois qu’un intervenant sympathisant du modèle Janus pose la question de savoir pourquoi cette proposition est systématiquement rejetée par le milieu scientifique officiel, la réponse est que Thibault Damour a jugé que c’était incohérent. Point final. Fin du débat. Aucun colloque scientifique ne l’accepte pour des présentations, aucune tribune « officielle » universitaire ne lui permet de présenter des conférences. Les portes académiques lui sont fermées.

Que faire pour faire sauter le verrouillage académique ?

La communauté scientifique fait bloc autour de ses experts reconnus, et ça semble légitime. Il faut d’excellents arguments pour faire entendre une idée discordante. Néanmoins, il peut s’avérer que ces voies apportent des points de vue qui enrichissent le domaine concerné. À la condition que le débat au niveau académique puisse avoir lieu en permanence, sans le clore de manière autoritaire sans appel possible. C’est simplement ce que Jean-Pierre Petit réclame, sans succès.

Que lui reste-t-il alors pour se faire entendre ?

Et bien, tout ce que la communauté scientifique lui reproche : les réseaux sociaux et les conférences « grand public ». Il est invité à des entretiens divers diffusés sur YouTube. Quelques liens sont repris plus bas.

Il a créé un site web (17) et une chaîne YouTube (18). Sur sa chaîne Youtube, il a notamment une série relative au modèle Janus, détaillant les fondements mathématiques et physiques du modèle (gestion des masses négatives, alternative à la matière noire et aux trous noirs). Sur son site web, il présente ses bandes dessinées scientifiques (collection Savoir sans Frontières) et ses ouvrages autopubliés, dont les bénéfices aident à autofinancer les activités de recherche et de vulgarisation. Ça lui permet de faire connaître ses nouveaux articles et son combat pour une reconnaissance académique.

Il vient de publier un livre avec Nathalie Debergh (19), anciennement chargée de recherche à l’ULiège.

En 2020, un supporter a créé une pétition de soutien « Droit au débat pour une nouvelle cosmologie » (20). Elle est toujours active.

Quelques liens YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=yyYTGsmw6co
https://www.youtube.com/watch?v=wbHteMTntTw
https://www.youtube.com/watch?v=fzbJYapfoWw

Si vous désirez télécharger la version pdf de cet article, cliquez ici.

RÉFÉRENCES

(1) Un tenseur est un objet mathématique qui sert à décrire des relations entre des grandeurs physiques indépendamment du repère choisi ; sa structure et ses propriétés sont une généralisation des nombres, des vecteurs et des matrices à un nombre quelconque de dimensions.

(2) Claudia de Rham, Gregory Gabadadze, Andrew J. Tolley, Resummation of Massive Gravity, Physical Review Letters, 106, 231101 (2011)

(3) Hassan S.F., Rosen R.A., Exact solution to the « auxiliary extra-dimension » model of massive gravity, Physics Letters B, Vol.172, no 1, p.90-93 (2011), article 123 (2012).

(4) (A) Penzias, A.A.; Wilson, R.W., A Measurement of Excess Antenna Temperature at 4080 Mc/s (1965), The Astrophysical Journal, Vol. 142, pp. 419–421, DOI : https://doi.org/10.1086/148307 ; (B) Dicke, R. H. ; Peebles, P. J. E. ; Roll, P. G. ; Wilkinson, D. T., Cosmic Black-Body Radiation, The Astrophysical Journal, vol. 142, p.414-419, DOI : https://doi.org/10.1086/148306

(5) B. P. Abbott et al. ((LIGO Scientific Collaboration and Virgo Collaboration), Observation of Gravitational Waves from a Binary Black Hole Merger, Phys. Rev. Lett. 116, 061102 (2016), DOI: https://doi.org/10.1103/PhysRevLett.116.061102

(6) (A) N. Rosen, General Relativity and Flat Space. I, Physical Review, vol. 57, p. 147-150, 15 janvier 1940, DOI : https://doi.org/10.1103/PhysRev.57.147; (B) N. Rosen, General Relativity and Flat Space. II, Physical Review, vol. 57, p. 150-153, 15 janvier 1940, DOI : https://doi.org/10.1103/PhysRev.57.150

(7) (traduction anglaise) A. D. Sakharov, « Violation of CP invariance, C asymmetry, and baryon asymmetry of the universe », ZhETF Pis ma Redaktsiiu, Vol. 5, p.32 (January 1967), DOI:https://doi.org/10.1070/PU1991v034n05ABEH002497 (lien:https://iopscience.iop.org/article/10.1070/PU1991v034n05ABEH002497)

(8) Hassan S.F., Rosen R.A., Confirmation of the secondary constraint and absence of ghost in massive gravity and bimetric gravity, JHEP (4), article 123 (2012).

(9) Andreï Sakharov, « Violation of CP invariance, C asymmetry, and baryon asymmetry of the universe », ZhETF Pisma Redaktsiiu, vol. 5,‎ 1967.

(10) Hermann Bondi, Negative Mass in General Relativity, Reviews of Modern Physics, Vol. 29, n° 3, pp 423–428 (1957), DOI : 10.1103/RevModPhys.29.423

(11) (A) Jean-Pierre Petit, The missing-mass problem, Il Nuovo Cimento B, Vol. 109, n° 7, pp. 697–709 (1994) ; (B) Jean-Pierre Petit, Twin Universes Cosmology, Astrophysics and Space Science, Vol. 226, n° 2, pp. 273–307 (1995).

(12) (A) Petit, J.P., d’Agostini, G. Negative mass hypothesis in cosmology and the nature of dark energy. Astrophys Space Sci 354, 611–615 (2014). https://doi.org/10.1007/s10509-014-2106-5 ; (B) Petit, J. P. ; D’Agostini, G., Cosmological bimetric model with interacting positive and negative masses and two different speeds of light, in agreement with the observed acceleration of the Universe, Modern Physics Letters A, Volume 29, Issue 34, id. 1450182, October 2014, https://doi.org/10.1142/S021773231450182X

(13) Thibault Damour, Sur le « modèle Janus » de J.-P. Petit, 4 janvier 2019 (diffusée le 7 janvier 2019), Support / Éditeur : Note d’analyse mise en ligne sur sa page personnelle de l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES), https://www.ihes.fr/~damour/publications/JanusJanvier2019-1.pdf

(14) Petit J.-P., D’Agostini G., Debergh N. Physical and Mathematical Consistency of the Janus Cosmological Model (JCM), in Physics, 15, issue 1, 38 (2019).

(15) Thibault Damour, Incohérence Physique et Mathématique du “modèle Janus-2019” de J. P. Petit et coll., (IHES) (28 décembre 2022), https://www.ihes.fr/~damour/publications/JanusDecembre2022c.pdf

(16) (A) Jean-Pierre Petit, Hicham Zejli. Study of symmetries through the action on torsors of the Janus symplectic group. Reviews in Mathematical Physics, 2024, 37, DOI : 10.1142/s0129055x24500545⟩. ⟨hal-04983128⟩. (B) Jean-Pierre Petit, Florent Margnat & Hicham Zejli, A bimetric cosmological model based on Andreï Sakharov’s twin universe approach, European Physical Journal C, Volume 84, article number 1226 (2024). (C) Petit, J. and D’Agostini, G. (2025) Alternatives to Black Holes: Gravastars and Plugstars, Journal of Modern Physics, 16, 1479-1490. doi: 10.4236/jmp.2025.1610072. (D) Jean-Pierre Petit, Florent Margnat, Gilles d’Agostini. Alternative to Inflation Variable Constants Regime in Primeval Era. 2025. ⟨hal-04919593⟩.

(17) https://jp-petit.org

(18) https://www.youtube.com/@Jean-Pierre-PETIT/

(19) Nathalie Debergh, Jean-Pierre Petit, Beyond the Standard Model: Theoretical Explorations of Negative Mass Physics, autoédité, (2026). Il est disponible sur Amazon.

(20) https://www.mypetition.org/petition/sante/droit-debat-nouvelle-cosmologie/47327

OMS: à revoir

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est une agence spécialisée de l’ONU pour la santé publique fondée en 1948.
Pour un exposé téléchargeable détaillant son contexte historique, sa gouvernance, ses mécanismes de financement, ses documents fondamentaux, etc., cliquer ici.

L’étendue réelle du pouvoir et de l’influence de l’OMS est multiforme. Elle dispose d’une autorité normative significative par sa capacité à adopter des conventions, accords et règlements qui, une fois acceptés ou non explicitement rejetés par les États membres, peuvent devenir contraignants. Son influence est également façonnée par sa capacité à coordonner les efforts mondiaux de santé, mais aussi par les mécanismes de financement basés majoritairement sur des contributions volontaires spécifiques, ce qui peut orienter ses priorités.

Cette influence est renforcée par une aura d’autorité incontestée parmi les États membres et est de plus en plus orientée vers les intérêts de l’industrie pharmaceutique, menaçant la souveraineté législative des États en matière de santé

Comme pas mal d’institutions ou d’organismes internationaux mis en place par l’ONU, le concept de globalisation et d’uniformisation fait partie de la base de l’OMS.

Si l’idée de partage d’information est évidemment fondamental pour garantir l’équité parmi les peuples, l’idée même d’uniformisation est dangereuse à mon sens.

L’OMS a de plus en plus tendance à imposer son point de vue « occidental » au monde, et à invoquer une « science » dogmatique contrôlée par quelques uns. Et il est clair qu’elle est actuellement pilotée par l’industrie pharmaceutique pour développer des technologies non éprouvées et les diffuser le plus possible. La plateforme marchande est quasi en place, mais il semble que les gouvernants soient dupes, ou pire ?

Il est temps qu’une réforme en profondeur soit menée pour éliminer le financement par des organismes privés et qu’un niveau de responsabilité soit décidé d’une manière ou d’une autre pour le Directeur général et d’autres haut placés décisionnaires.

Et il est impératif que les États récupèrent leur possibilité de discuter au niveau législatif des propositions faites par l’OMS avant d’accepter quoi que ce soit.

La Belgique se livre entièrement à l’OMS

Les majorité des États membres de l’OMS avaient jusqu’au 19 juillet 2025 pour rejeter les amendements au Règlement Sanitaire International tels qu’ils avaient été approuvés par l’Assemblée Internationale de la Santé en mai 2024.
Certains l’ont fait: les États Unis, Israel, les Pays Bas, l’Italie, et peut-être d’autres, je n’ai pas les informations car la presse n’en parle pas …

Il y avait un grand nombre de raisons impérieuses de les refuser, comme j’en fais le résumé dans mon article précédent basé sur les actions très productives de James Roguski aux États-Unis.

Il faut bien se rendre compte qu’accepter cette nouvelle réglementation revient à céder le pouvoir de décision en cas d’urgence sanitaire à une organisation internationale non élue qui pourrait ordonner des fermetures, des restrictions de voyage ou toute autre mesure qu’elle jugerait appropriée. En fait, il n’est même pas nécessaire de déclarer une situation d’urgence. Les risques potentiels pour la santé publique suffisent pour qu’elle prenne des mesures. Et dès l’instant où les états membres de l’OMS n’ont pas spécifiquement refusé ces règles, cela signifie qu’ils doivent s’y plier.

Si nous donnons autant de pouvoir à l’OMS, nous devrions au moins inviter à un débat public approfondi.


Pour aggraver les choses, la nouvelle réglementation utilise un langage extrêmement flou qui donne à l’OMS un pouvoir sans précédent. Derrière tout ce langage bureaucratique, c’est une vision de notre avenir qui est en jeu.

Allons-nous être soumis à un système de contrôle technocratique qui utilise les risques sanitaires et la préparation aux pandémies comme un cheval de Troie pour restreindre les libertés démocratiques fondamentales ?

Ce n’est évidemment pas ma vision des choses.
Depuis 2023, j’essaie de sensibiliser quelques uns de nos politiciens éminents à ce grave problème.
D’abord par un premier courrier dans lequel je signalais ma pétition mise en ligne à ce moment là.
Ensuite par un rappel en septembre 2023. La copie de ce courriel est disponible ici , en lien avec l’article associé « Non, non et non aux amendements aux RSI de l’OMS ».

Pour insister avant la dernière possibilité de refuser ces amendements, j’ai encore une fois tenté d’éveiller nos parlementaires par un courriel que je joins à la fin de cet article.

Hélas, la Belgique est restée sous la coupe de l’OMS: nous sommes de bons petits soldats à la solde des grandes industries pharmaceutiques qui prônent par exemple la vaccination à outrance …

Quelle tristesse !!

Courriel adressé à quelques uns de nos éminents politiciens

Sujet: demande de rejet des amendements du RSI de l’OMS, avant le 19 juillet

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames les Sénatrices,
Messieurs les Sénateurs,

Je me sens très concernée par le danger que représentent les amendements au Règlement Sanitaire International (RSI) de l’OMS. Ces amendements seront acceptés par défaut le 19 juillet si l’État n’exprime pas explicitement son désaccord.
J’ai pu constater que très peu de personnes, même celles qui se tiennent au courant des actualités, connaissent l’existence de ce RSI et le fait que des amendements vont être adoptés. Il n’est pas normal que les citoyens ne soient pas informés des tenants et aboutissants qui concernent leur santé.
Je m’adresse à vous pour que mon pays fasse un geste de transparence vis-à-vis de sa population en laissant le temps à chacun de s’informer convenablement et de donner son avis sur ces amendements. Pour ce faire, il est évidemment nécessaire de les rejeter avant leur acceptation officielle le 19 juillet.

Devant la menace qui pèse sur nous citoyens si ces amendements sont acceptés, je me permets de vous rappeler quelques raisons majeures pour lesquelles il faut que la Belgique les refuse.

Deux Arguments Procéduraux Majeurs:

  • Non-respect du délai de l’Article 55.2 du RSI
  • Fausse déclaration frauduleuse concernant l’Article 44bis : le document présenté et adopté le 1er juin 2024 comprenait l’Article 44bis, non mentionné comme ajout en gras. Cependant, AUCUN DES DOCUMENTS PRÉCÉDEMMENT PUBLIÉS NE CONTENAIT L’ARTICLE 44bis. L’Article 44bis, qui est un article entièrement nouveau, a été présenté en texte normal, donnant l’impression qu’il faisait partie du RSI existant.

Arguments substanciels majeurs:

  • Problèmes liés à l’Article 44bis (Mécanisme Financier de Coordination) : les détails du « Mécanisme Financier de Coordination » ne sont pas définis.
  • Problèmes liés à l’Article 1 (Définitions): la définition de « urgence pandémique » est vague et dénuée de sens, la définition de « produits de santé pertinents » garantit les profits du Complexe Industriel d’Urgence Pharmaceutique Hospitalier (PHEIC).
  • Problèmes liés à l’Article 10 (Secret) et Article 43 (Confidentialité) : permet à l’OMS d’opérer DANS LE SECRET en cas d’urgence « lorsque cela est justifié ».
  • Problèmes liés à l’Article 12 (Déclaration d’Urgences): donner au Directeur Général l’autorité unilatérale de déclarer une « Urgence Pandémique (PE) » en plus d’une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI) sans aucune supervision ni contrôle de son pouvoir est jugé INACCEPTABLE, compte tenu notamment du vague associé à la définition de « urgence pandémique ».
  • Promotion du Complexe Industriel d’Urgence Pharmaceutique Hospitalier (PHEIC): l’OMS est perçue comme agissant comme le bras marketing et promotionnel du PHEIC.
  • Violation des libertés fondamentales et de la vie privée
  • Bureaucratie inutile et coûteuse
  • Admission de problèmes de santé induits par les traitements (« iatrogénie »): causation iatrogène massive de maladies par les traitements censés les prévenir.

En espérant avoir pu vous sensibiliser à l’importance de cet enjeu, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Sénatrices, Messeirus les Sénateurs, l’expression de ma considération distinguée.

Dr Dominique Dehareng

Rejet des amendements du RSI de l’OMS

Le texte ci-dessous est une traduction d’une critique des amendements aux Règlements Sanitaires Internationaux (RSI) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de juin 2024, soulevant des préoccupations majeures. L’auteur, James Roguski, présente 23 raisons de refuser ces amendements. Chaque état a jusqu’au 19 juillet pour le faire. Certains états l’ont déjà fait en 2023, dont les Pays Bas, mais je doute que la Belgique le fasse vu son inféodation à l’OMS.

Pour pouvoir vous faire une idée personnelle du bien-fondé des arguments, le texte complet du RSI amendé est consultable ici.

Voici les principaux arguments procéduraux et substantiels soulevés contre les amendements de 2024 au Règlement Sanitaire International (RSI) (2005), basés sur les sources fournies :

Arguments Procéduraux Majeurs :

Non-respect du délai de l’Article 55.2 du RSI

L’Article 55.2 stipule que le texte de tout amendement proposé doit être communiqué à tous les États Parties par le Directeur Général au moins quatre mois avant l’Assemblée Mondiale de la Santé où il est proposé pour examen

Le Comité d’examen du RSI avait clairement indiqué que le Groupe de travail (WGIHR) soumettrait le texte final des amendements proposés au Directeur Général en janvier 2024, afin qu’il soit communiqué aux États Parties conformément à l’Article 55.2

Cela signifiait qu’une proposition d’amendement consolidée aurait dû être communiquée au plus tard le 27 janvier 2024

Ceci ne s’est PAS produit

Faute de préavis suffisant, les amendements n’auraient même PAS dû être examinés par la 77ème Assemblée Mondiale de la Santé

Le 27 mars 2024, deux mois après le délai, un document a été mis à jour pour inclure des propositions du Japon datant de septembre 2022, qui étaient restées secrètes pendant 18 mois

Le 17 avril 2024, l’OMS a publié une nouvelle version consolidée qui différait considérablement du projet de 2022 et contenait des dispositions entièrement nouvelles qui n’avaient pas été communiquées avant le 27 janvier 2024

Ces textes étaient entièrement nouveaux et n’auraient PAS pu être formellement communiqués le 16 novembre 2022, contrairement à ce qu’avait affirmé le Directeur Général de l’OMS

Le 27 mai 2024, un nouveau projet a été publié par le Directeur Général, contenant à nouveau de nombreux changements qui ne figuraient pas dans la version du 17 avril 2024

Fausse déclaration frauduleuse concernant l’Article 44bis

Le document présenté et adopté le 1er juin 2024 comprenait l’Article 44bis

Cependant, AUCUN DES DOCUMENTS PRÉCÉDEMMENT PUBLIÉS NE CONTENAIT L’ARTICLE 44bis

Les amendements ajoutant du texte au RSI sont censés être présentés en texte gras

L’Article 44bis, qui est un article entièrement nouveau, a été présenté en texte normal, donnant l’impression qu’il faisait partie du RSI existant

Cette « erreur » n’a jamais été signalée ni reconnue

Le « vote par consensus » a été mené sur la base d’un document qui laissait croire que le NOUVEL Article 44bis faisait partie du RSI existant

Arguments Substantiels Majeurs :

Violation de la Constitution de l’OMS en incluant une fonction de financement dans le RSI

Le Comité d’examen du RSI a noté qu’en vertu de l’Article 44, l’OMS a déjà un rôle, en collaboration avec les États Parties, pour mobiliser des ressources financières

Le Comité a mis en garde contre la création d’une fonction de financement explicite pour l’OMS en vertu du Règlement

La Constitution de l’OMS mentionne l’assistance technique et l’aide d’urgence sur demande des gouvernements, et l’action d’urgence dans la limite des fonctions et ressources financières

Problèmes liés à l’Article 44bis (Mécanisme Financier de Coordination)

Les détails du « Mécanisme Financier de Coordination » ne sont pas définis

Il habilite des bureaucrates futurs non élus, irresponsables et inconnus à contrôler le « Mécanisme ».

Le coût n’est pas déterminé.

Il n’exige pas une transparence totale ni une piste d’audit publique complète.

Il ne garantit pas la prévention des conflits d’intérêts.

Le public n’aura aucun contrôle sur qui reçoit l’argent et comment il est dépensé, sans moyen de déterminer si les dépenses ont été bénéfiques.

Il est susceptible de permettre à des courtiers non élus au sein de l’élite financière d’influencer et de contrôler la manière dont l’argent est fourni et utilisé, perçu comme une couverture pour l’expansion de leur richesse plutôt que pour l’amélioration de la santé.

La capacité de « mobiliser des contributions monétaires volontaires pour des organisations » est considérée comme un exemple de capitalisme de copinage corrompu

Problèmes liés à l’Article 4 (Autorité Nationale RSI)

La création d’une Autorité Nationale RSI pour coordonner la mise en œuvre et ajuster les arrangements législatifs/administratifs nationaux

Pour les États-Unis, cela viole directement une résolution conjointe du Congrès de 1948 qui stipule que rien dans la Constitution de l’OMS n’engage les États-Unis à adopter un programme législatif spécifique

Ceci est jugé INACCEPTABLE

Problèmes liés à l’Article 1 (Définitions)

La définition de « urgence pandémique » est vague et dénuée de sens, ne servant qu’à inspirer une peur inutile

La définition de « produits de santé pertinents » devrait exclure les thérapies cellulaires et géniques, et ignore les produits naturels tels que les herbes et les produits nutritionnels

Cela est perçu comme garantissant les profits du Complexe Industriel d’Urgence Pharmaceutique Hospitalier (PHEIC) aux dépens de produits naturels plus abordables et sûrs

L’échec à définir les termes « pandémie », « prévention », « préparation », « réponse », « sûr et efficace » et « vaccin » est jugé INACCEPTABLE

Problèmes liés à l’Article 10 (Secret) et Article 43 (Confidentialité)

Permet à l’OMS d’opérer dans le secret en cas d’urgence « lorsque cela est justifié »

L’Article 43 exige que les informations partagées lors des consultations soient confidentielles

Le secret est considéré comme répugnant dans une société ouverte et juste

Problèmes liés à l’Article 12 (Déclaration d’Urgences)

L’autorité de déclarer une « urgence pandémique » est dénuée de sens en raison de la définition inadéquate

Les critères de déclaration des urgences de santé sont devenus plus confus

Donner au Directeur Général l’autorité unilatérale de déclarer une « Urgence Pandémique (PE) » en plus d’une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI) sans aucune supervision ni contrôle de son pouvoir est jugé INACCEPTABLE

Promotion du Complexe Industriel d’Urgence Pharmaceutique Hospitalier (PHEIC)

L’OMS est perçue comme agissant comme le bras marketing et promotionnel du PHEIC

Les amendements sont vus comme des moyens de soutenir les programmes lucratifs de pré-qualification et de listage pour utilisation d’urgence de l’OMS

La prise en compte du maintien des chaînes d’approvisionnement internationales dans les recommandations est vue comme une tentative déguisée de prendre le contrôle du « Réseau Mondial de Distribution et de Logistique » dans le cadre des négociations de l’Accord Pandémique

L’exigence pour les États Parties de maintenir ou augmenter le financement national pour l’implémentation est vue comme un accord ouvert pour continuer à financer le PHEIC

Violation des libertés fondamentales et de la vie privée

Forcer les opérateurs de transports à appliquer des « mesures sanitaires » et l’autorité d’imposer la quarantaine aux « personnes suspectes qui ne sont pas malades » sont considérés comme des violations abominables du droit fondamental à la liberté

L’exigence de tout type de « document sanitaire » est une violation du droit fondamental à la vie privée

Le fait que les États Parties puissent traiter et divulguer des données personnelles est jugé INACCEPTABLE

Le renforcement des capacités de surveillance nationale risque de violer les droits individuels et est perçu comme une invasion croissante de la vie privée et des libertés fondamentales

La directive de développer la capacité de traiter la désinformation et la mésinformation risque de violer la liberté d’expression

Cette « surveillance » ne devrait concerner que le devoir du gouvernement de fournir des informations précises, et non de censurer le discours public

La possibilité de vacciner quelqu’un « qui ne peut signer » par procuration du tuteur ouvre la voie à d’énormes abus de pouvoir

Bureucratie inutile et coûteuse

La création d’un Comité des États Parties pour la mise en œuvre du RSI et d’un sous-comité pour conseiller sur le Mécanisme Financier est considérée comme une bureaucratie inutile et coûteuse

Admission de problèmes de santé induits par les traitements (« iatrogénie »)

L’amendement sur la poliomyélite (Annexe 2) est vu comme une admission que le poliovirus dérivé de vaccins est devenu un problème de santé mondial auto-induit

La causation iatrogène massive de maladies par les traitements censés les prévenir (« produits de santé liés à la pandémie ») est au cœur des raisons pour lesquelles les amendements sont jugés INACCEPTABLES

En résumé, les arguments contre les amendements portent sur des manquements procéduraux flagrants (non-respect des délais, présentation trompeuse de l’Article 44bis) et de nombreux points substantiels concernant notamment l’attribution d’une fonction de financement à l’OMS, le manque de clarté et de contrôle sur le nouveau mécanisme financier, l’atteinte potentielle à la souveraineté nationale, des définitions vagues, le manque de transparence, l’augmentation unilatérale du pouvoir du Directeur Général, la promotion perçue de l’industrie pharmaceutique, et des violations potentielles des libertés fondamentales et de la vie privée

Il est également noté un manque d’engagement public dans les négociations, tandis que de nombreux lobbyistes d’intérêts particuliers étaient présents

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Sur quel pied danser? Quelles étiquettes choisir?

Depuis plusieurs années déjà, je ressens clairement qu’un changement énorme s’est opéré dans l’expression des gens. L’utilisation massive des réseaux sociaux en est probablement une cause importante.

En effet, grâce ou à cause d’eux, tout le monde se sent obligé se mettre en scène, de se montrer et surtout doit avoir une opinion et doit l’exprimer, et ce le plus rapidement possible. On n’existe plus que par l’intermédiaire de ces media.

Mais aussi, grâce à eux, une très grande liberté s’est développée, permettant du très bon et du très mauvais, comme dans tout ce que l’humain fait. Ces deux composantes existeront toujours et il serait hypocrite de ne pas le reconnaître.

Cependant, une trop grande liberté d’expression terrifie les autorités. On l’a bien vu dans nos beaux pays démocratiques occidentaux dès 2020 avec la crise COVID-19. Grâce à des pressions étatiques, ces merveilleux media ont accepté d’obéir aux ordres des autorités pour éliminer tout contenu « suspect », c’est-à-dire en dehors du discours officiel en ce qui concernait ce qu’il fallait croire : la Science est du côté des bons ! Tout qui osait, ne fût-ce que poser des questions dérangeantes, était automatiquement étiqueté: anti-vax, incivique, complotiste, et même criminel, bon à enfermer, antisocial, etc.

Mon environnement personnel étant bienveillant, je n’ai eu droit que à « incivique » et « complotiste » mais très peu, et jamais avec ostracisation. Mais d’autres ont eu beaucoup moins de chance que moi. Rejet familial, professionnel, amical, etc. Isolement et ostracisation.

Tout ça parce qu’il fallait obéir au « Miniver » (voir le ministère de la Vérité dans 1984 de George Orwell) car lui seul détenait la véritable parole de la Science ! Tout scientifique éclate de rire en entendant ça, mais finalement, il y en a extrêmement peu, même dans le monde « académique » …

Les choses vont peut-être changer car de plus en plus de dossiers d’enquêtes indépendantes sortent qui mettent au grand jour les corruptions qui ont joué dans la gestion de cette crise.

Dans ce temps de clivage, j’ai entendu argumenter que si on voulait faire passer un message de questionnement tel que ceux précédemment taxés de « complotistes », il fallait être très circonspect, éviter les sujets trop sensibles, et éviter d’utiliser des arguments qui pourraient être catalogués de complotiste. Mais où mettre la barre ?

Cette frilosité n’est-elle pas une contrainte inacceptable à l’expression libre ? C’est mon avis et je continuerai à exprimer ce que je pense, toujours avec respect mais aussi sans auto contrainte.

Donc, des deux étiquettes de complotiste ou de frileuse, je choisis la première.

Je suis éditrice

J’ai franchi le pas pour devenir éditrice « complète », pas uniquement pour m’éditer moi-même. Depuis le 17/04/2025, je suis inscrite dans les registres de la Bibliothèque royale de Belgique.

De nouvelles expériences m’attendent.

Les Éditions Dominique Dehareng sponsorisent aussi des évènements divers.

Le premier évènement s’est déroulé en avril 2025: le Premier Anniversaire de RMC.

Le deuxième est le 10ème anniversaire du claquettes club qui aura lieu du 26 au 28 septembre 2025.

D’autres suivront.

Mais quelle honte ! Le pauvre dans ce bureau ovale !

Je ne suis guère l’actualité, tellement déprimante. Mais je n’ai pas pu échapper à la façon dont l’entretien Trump-Zelensky s’est passé dans le bureau ovale ce 28 février 2025. Ils devaient, en principe, parler d’un accord sur l’exploitation des ressources ukrainiennes en minerais, ceci après que les présidents Trump et Poutine aient débuté, seuls, sans l’Ukraine, les réflexions sur des négociations de paix.

Après avoir vu défiler aussi bien les commentaires des pro-Zelensky que ceux des pro-Trump, totalement opposés évidemment, j’ai donc regardé l’extrait médiatisé de cet entretien.

D’abord, surprise visuelle ! Le président Zelenski n’est pas en treillis de soldat ! Mais néanmoins pas du tout en costume-cravatte évidemment. Faut pas pousser. J’ai toujours salué son art de la communication. C’est vrai qu’il vient du monde du spectacle.

Ensuite, je suis avec intérêt ses tentatives de participer à l’entretien et je me dis, à chaque tentative, qu’il tape à côté. Au lieu de se mettre au diapason de ce début de négociation et de possibilité de paix, il rappelle, de manière maladroite et tronquée, les différends passés avec la Russie. On en n’est plus là Monsieur le Président. Le temps de la propagande de guerre est terminé. J’aurais compris qu’il évoque avec tristesse la façon dont l’administration états-unienne précédente lui a fait miroiter, de façon criminellement honteuse, des aides conséquentes, mais il a, au contraire, fait en sorte d’agacer ses deux interlocuteurs. J’ai eu l’impression très forte de voir un homme qui joue la comédie du « je suis le pauvre petit sans défense qui se fait broyer par deux ogres impitoyables ». Bien joué Monsieur le Président Zelensky, beaucoup y ont cru. Je salue la technique manipulatoire ultime car il est naturel d’avoir une empathie forte pour celui qui a l’air opprimé. Et surtout, ça lui permet de ne pas signer tout de suite cet accord sur les minerais ukrainiens, dernière humiliation avant la déclaration de la défaite finale.

En fin de compte, je suis un peu triste pour lui, mais ce sentiment s’est très vite estompé en pensant à sa responsabilité dans tant de morts depuis 2022, après qu’il a rompu les négociations en cours avec la Russie en avril 2022. Voir à ce propos, le rappel des faits par le Professeur Jeffrey Sachs, qui avait suivi personnellement ces négociations: « Zelinsky a dit en sept jours « négocions » (je connais les détails parce que j’ai parlé à toutes les parties en détail en l’espace de deux semaines). Il y a eu un échange de documents que le président Poutine avait approuvé, que Lavrov avait présenté et qui était géré par les médiateurs turcs. MAIS l’Ukraine s’est retirée unilatéralement d’un accord presque conclu ! Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis le lui ont demandé, parce que le Royaume-Uni a ajouté la cerise sur le gâteau en envoyant Bojo (Boris Johnson) en Ukraine début avril pour soutenir les Etats-Unis… »

Finalement, je me dit que j’aurais mieux fait de m’abstenir de regarder tout ça et de rester dans ma bulle. Ce cirque politico-médiatique est à vomir.