A vos marques: le jeu télévisé

Ça fait partie de mes super souvenirs de jeunesse !!

C’est pas rien d’être sélectionnée pour participer à un jeu télévisé pour représenter son école. Ce jeu était de nature plus ou moins culturelle, c’est-à-dire que trois élèves de chaque école (trois ou deux par niveaux: huitième, quart, demi finale, puis finale) devaient répondre à un certain nombre de questions de culture générale, et des groupes d’élèves présentaient également des épreuves chorégraphiques et/ou musicales.

Notre école, le lycée Léonie de Waha (devenu athénée depuis), de Liège, a franchi le cap de toutes les épreuves et nous avons terminé premier ex aequo avec l’athénée Saucy, de Liège également. La finale a eu lieu au Country Hall à Liège, et la petite (grosse) fiesta après aussi.

J’ai retrouvé des coupures de presse et une photo dans les albums familiaux (voir galerie).

Participations à des congrès scientifiques

La carrière d’un chercheur ne peut se passer de réunions scientifiques de toutes sortes: congrès, conférences, symposia, groupes de contact, etc. Et j’ai eu l’occasion de participer à un très grand nombre de ces réunions en Belgique, toujours avec plaisir.
Mais un chercheur se doit aussi de rencontrer ses collègues étrangers.
Durant ma carrière scientifique en tant que chercheuse scientifique (associée puis chargée de recherches) non statutaire, j’ai pu, parfois à grand peine, obtenir quelques crédits pour participer à des réunions scientifiques à l’étranger. Pourquoi à grand peine me direz-vous? Mais parce les crédits sont limités, qu’il y a beaucoup de demandes et que l’on sert les chercheurs qui ont un « bon » appui dans l’institution (les chercheurs prioritaires je dirais). Mais je suis très contente d’avoir pu, sur mes « premières » 30 années de service (après j’ai arrêté de demander) obtenir des crédits pour assister à une quinzaine de réunions, ce qui est honorable. J’en ai gardé la liste par sentimentalité.

1) Nato Advanced Institute: « Potential Energy Surfaces and Molecular Reality », Menton,
France, du 2 au 13 juillet 1978.

2) « Récents Développements en Dynamique Moléculaire », Aussois, France, du 10 au 14
juin 1985.

3) « Second International Symposium on Elementary Processes and Chemical Reactivity »,
du 7 au 11 septembre1987, Liblice (Prague), Tchécoslovaquie.
4) « Protein Folding Meeting »,réunion annuelle dans le cadre des contrats BAP de la
CEE, Newcastle, du 20 au 23 septembre 1988.
5) « Symposium on Quantum Chemistry », Tatranska Lomnica, Haut Tatras,
Tchécoslovaquie, du 3 au 7 octobre 1988.

6) « 10th Canadian Symposium on Theoretical Chemistry », Banff, Alberta, Canada, du 24
au 30 aout 1989.

7) « Modelling of Molecular Structures and Properties in Physical Chemistry and
Biophysics », Nancy, France, du 11 au 15 septembre 1989.
8) « International Symposium on Applied Theoretical Chemistry », Havana, Cuba, du 2 au
6 juillet 1990.

9) « 37th Sanibel Symposium », St Augustine, Floride, du 1 au 7 mars 1997.
10) « First International Conference Paris-Shanghai: from traditional medicine to molecular
modeling », Shanghai, Chine, du 4 au 7 novembre 1997.
11) « European Conference on Computational Chemistry and Living World : from sequence
to function », Chambéry, France, du 20 au 24 avril 1998.
12) « 13th Canadian symposium on theoretical chemistry », Vancouver, Canada, du 2 au 7
août 1998.

13) « Molecular structure and dynamics in biology », Elba, Italie, du 8 au 11 septembre 1998.
14) « Xth International Congress of Quantum Chemistry », Menton (France), du 5 au 9 juin
2000.

15) « Molecules of biological interest in the gas phase », Euresco conferences, University of Exeter (United Kingdom), 13-18 avril 2004.
16) « Journées ouvertes Biologie Informatique Mathématiques JOBIM 2005 », Lyon (France), 6-8 juillet 2005.
Conférencière invitée :
25 avril 2007 : Université de Laval, Québec, Canada, par le Professeur NGUYEN-DANG T.T.
Titre de la conférence : Modèles et modélisation moléculaire

Publications scientifiques

C’est quoi une publication scientifique?

C’est « simplement » expliquer ce qu’on a fait, avec une présentation du contexte et du pourquoi on l’a fait, un détail de l’exposé des méthodes employées, une description des résultats pour aboutir au développement de la conclusion de tout ce travail remis dans le contexte.
Lorsque la rédaction est terminée, il reste une étape très importante, et qui peut parfois durer aussi longtemps que la première: la soumission au journal choisi.
Dans chaque discipline, il existe une très grande quantité de journaux spécialisés internationaux et il faut choisir celui qui a l’indice d’impact le plus élevé, c’est-à-dire celui qui est le plus souvent consulté. Simple, me direz-vous. Non ! Pour deux raisons.
La première concerne l’acceptation par le comité éditorial qui juge rapidement si oui ou non l’article s’inscrit bien dans l’ensemble des sujets abordés par le journal.
La deuxième est relative au comité de lecture (très souvent composé de deux experts « rapporteurs ») chargé d’évaluer la qualité de l’article. Et c’est à ce niveau que ça peut prendre beaucoup de temps parce que les experts « rapporteurs » n’ont pas toujours le temps de s’y consacrer tout de suite. Dès lors, après trois à quatre semaines d’attente, l’article est envoyé à un autre rapporteur, etc. Les experts envoient ensuite leur rapport d’évaluation avec leurs exigences quant aux améliorations à apporter au travail. Et c’est aussi à ce niveau que ça peut coincer !
Les scientifiques sont humains et donc aussi sujets à la mauvaise foi, ou au désir de « descendre » un collègue, ou d’empêcher une publication qui va leur voler la vedette car exactement dans leur domaine, etc. Heureusement, la plupart des rapports d’évaluation ne tombent pas dans cette catégorie, donc je dirais que ça fait partie du folklore du monde scientifique, et on en rit a posteriori. Mais sur le moment même, on se sent d’abord impuissant, puis en rage, puis on mord à son tour dans des réponses bien piquantes. La vie quoi !
Mais même quand les rapports d’évaluation sont honnêtes et de bonne foi, il y a toujours des améliorations à apporter au travail, qu’il faut alors re-soumettre pour aval. Tout ça prend donc un certain temps, sauf si vous avez un bon copain dans le comité éditorial qui prend sur lui d’accepter votre article tel quel parce qu’il sait que vous êtes le meilleur ! Et ça arrive bien sûr. Mais je n’ai jamais eu ce cas de figure, ne connaissant pas assez de « beau » monde.

Le nombre de publications

Un chercheur est jugé sur le nombre de publications et la qualité des journaux dans lesquels elles sont publiées.
Mais ces critères dépendent aussi de la discipline car un chercheur en sciences humaines, ou en philosophie ou en sciences, ne publie pas de la même manière ni avec la même fréquence, ceci étant lié à la durée intrinsèque des expérimentations conduites.
Dans mon domaine, on peut considérer qu’une à deux publications par an, en moyenne, est un taux de publication raisonnable. Quand c’est plus, c’est pour plusieurs raisons: soit on est chef de groupe et, de facto, on a son nom sur toutes les publications du groupe, soit on est impliqué dans plusieurs collaborations.
Le fait même d’être jugé sur le nombre de publications conduit à une maladie appelée la « publicationite » dans notre petit milieu. Et certains scientifiques peu scrupuleux n’hésitent pas à falsifier leurs résultats pour pouvoir publier. Ou a publier deux fois la même chose, ou des résultats très similaires, ce qui n’a scientifiquement aucun intérêt mais qui leur permet d’être remarqué par les comités chargés des nominations.
Tout le monde scientifique sait comment ça marche, le déplore, mais continue pépèrement à travailler comme ça. Parce que « Mais comment faire autrement? ».
C’est un des points soulevés par plusieurs mouvements scientifiques de grogne anti-système, comme les désexcellents, ou le mouvement slow science.
Les choses vont probablement changer, en tout cas je l’espère pour la qualité de la recherche et les conditions de travail des chercheurs.

Quant à moi …

Ma liste de publications se trouve sur le dépôt institutionnel de l’Université de Liège, qui peut s’enorgueillir d’avoir été la première à créer ce type de répertoire « open access » et à imposer aux chercheurs de déposer leurs publications dans ce répertoire. Bravo l’ULg et bravo Professeur Rentier, Recteur à l’époque.
Voici le lien vers la liste de mes publications, pour les petits curieux.

La fanfare Sans Tambour ni Trompette

En 2006-2007, j’ai eu la très grande chance de pouvoir jouer, en tant que contrebassiste, dans une fanfare qui porte haut les couleurs de notre région liégeoise car elle illustre parfaitement ses qualités principales: grande qualité, modestie et surtout convivialité. Elle s’appelle « Sans Tambour ni Trompette ». Mais ses membres viennent de partout en Belgique, pas que de la région liégeoise. Elle se produit en Belgique (et ailleurs parfois) une dizaine de fois par an et a déjà produit deux CD, dont un auquel j’ai participé: Dizans. Fière je suis !

Rachmaninoff et Sibelius

En novembre 2008, j’ai eu l’extraordinaire opportunité de jouer, comme contrebassiste, dans un orchestre amateur pour un concert organisé par Ars Medica Pro Humanitate (ASBL fondée en 1986 par le Dr Bernard De SPIEGELEIR) au profit des maladies orphelines, présentant Finlandia (Sibelius) et le deuxième concerto de piano de Rachmaninov: direction Iannis LEONIDAKIS, piano: Bernard De SPIEGELEIR. Quelle sensation! Bon, j’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir joué convenablement toutes les notes, quoique … En même temps, on était tous des amateurs passionnés, et c’est ça qui compte.

Spectacles et demos

Dans le cadre de mes cours de claquettes et de mon cours de danse orientale, j’ai participé à des petites démonstrations lors de manifestations de présentation d’activités (festivals ou marchés aux activités) ou de journées particulières (Tap Dance Day, spectacles). C’est très gai, même si c’est un peu stressant ! J’espère pouvoir continuer.